Diary, artworks and codes
March 2nd, 2010

Phases critiques #2

« …Ce n’est qu’au détour d’un cauchemar qu’il le rencontra enfin, d’abord saisi d’une compassion obscène pour ce petit être souffreteux, il fut bientôt contaminé par la vitalité chagrine de ses mignons soubresauts.C’était un de ces circuits fermés de la pensée, de ceux qui font monter jusqu’à ses limites la température de l’être, et finalement le tue… »

R.L

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by Raphael Leray | Posted in Textes | No Comments » |
October 28th, 2009

Il y a 50 ans être président de la république française c’était ça :

Il y a 50 ans… from raphael leray on Vimeo.

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by Raphael Leray | Posted in Uncategorized, Videos | No Comments » |
October 20th, 2009

Database connection problem with 1&1 and CakePHP

I recently had to install, for one of my customer, a web application developed using cakePHP. The server was a dedicated from 1&1.

After I filled my database configuration file correctly, the following error occurred :
Warning (2): mysql_connect() [function.mysql-connect]: Can’t connect to local MySQL server through socket ‘/tmp/mysql5.sock:’ (2) [CORE/cake/libs/model/datasources/dbo/dbo_mysql.php, line 378]
After half an hour banging my head off keyboard, I figured out one thing important : the connexion is persistent…
So you’ll have to edit your app/config/database.php as follow :

class DATABASE_CONFIG {

	var $default = array(
		'driver' => 'mysql',
		'persistent' => true,
		'host' => 'localhost:/tmp/mysql5.sock',
		'login' => 'dboxxxxxxxxx',
		'password' => 'your_password',
		'database' => 'dbxxxxxxxxx',
		'prefix' => '',
	);

	var $test = array(
		'driver' => 'mysql',
		'persistent' => false,
		'host' => 'localhost',
		'login' => 'user',
		'password' => 'password',
		'database' => 'test_database_name',
		'prefix' => '',
	);
}

Upload those modifications and save your day.

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by Raphael Leray | Posted in Coding, Uncategorized | No Comments » |
October 5th, 2009

Do the robot – Tokyo

Do the robot (extract) – Tokyo from raphael leray on Vimeo.

A nice evening with a cool line-up in a great place – very hard to find & in the middle of nowhere – named Highti around the Yahiro (八広) station.

Check more here : http://highti.jugem.jp (only in japanese)

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September 30th, 2009

Tarkovsky on art

Tarkovsky on art from Lux on Vimeo.

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by Raphael Leray | Posted in Videos | No Comments » |
August 27th, 2009

En faveur de la critique – Nietzsche

A présent quelque chose t’apparaît comme une erreur que tu aimais autrefois en tant que vérité ou en tant que vraisemblance : tu la rejettes donc loin de toi et t’imagines que ta raison aurait ainsi remporté une victoire. Mais peut-être cette erreur, autrefois, alors que tu étais encore un autre – tu es toujours un autre – , te fut-elle aussi nécessaire que toutes tes vérités “actuelles”, pour ainsi dire en tant qu’une peau qui dissimulait et enveloppait beaucoup de ce que tu n’avais pas le droit de voir encore. C’est ta nouvelle vie, non pas ta raison qui a tué pour ton compte cette ancienne opinion; tu n’en as plus besoin, et désormais celle-ci s’effondre et la déraison y grouille et se montre comme la vermine au grand jour. Lorsque nous exerçons notre esprit critique, il n’y a là rien d’arbitraire ni d’impersonnel – et assez souvent tout au moins, c’est la preuve que des forces vivantes en nous sont à l’oeuvre prêtes à faire éclater une écorce. Nous nions, nous devons nier, pour autant que quelque chose en nous veut vivre et s’affirmer, quelque chose que peut-être nous ignorons, que nous ne voyons pas encore ! – Cela dit en faveur de la critique.

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August 24th, 2009

夏祭り (natsu matsuri)

夏祭り (natsu matsuri) from raphael leray on Vimeo.

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August 16th, 2009

Quick drawing

dessin_soir

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by Raphael Leray | Posted in Artwoks, Dessins | No Comments » |
August 1st, 2009

Origine de la connaissance / Origine de la logique – Nietzsche

Et, oui encore lui… Mais qui oserait prétendre que l’on peut faire le tour d’auteurs et philosophes de la trempe de ce cher Mr Nietzsche ?

Ce qui a toujours soulevé mon intérêt pour ce philosophe depuis de nombreuses années n’est pas tant son entreprise de dynamitage de la morale telle qu’on l’avait pensé jusqu’au début du XIX eme siècle et encore trop souvent aujourdhui, mais le changement de perspective qui a sous-tendu cette révolution, moins bruyant mais plus vertigineux, l’interrogation de l’histoire des concepts et de la psychologie humaine dans ses aspects individuels et collectifs.

Sous l’angle qui est le mien, celui d’un développeur passionné par l’intelligence artificielle et les balbutiantes tentatives de modélisation du cerveau humain, ces textes, dans lesquels on reconnaitra par moment l’influence de la théorie de Darwin sur Nietzsche, m’apparaissent comme faisant parties des fondamentaux philosophiques nécessaires pour penser les recherches futures dans un cadre plus vaste qu’une simple conquête technologique, à leur lecture il est difficile pour le lecteur informaticien de ne pas penser à certains domaines de l’algorithmie actuelle tel que la logique floue ou encore les algorithmes dit génétiques, j’ai cependant bon espoir que ces deux textes plutôt que de seulement faire penser à ces techniques modernes, permettront au lecteur de prendre la mesure du changement radical qui a eu lieu dans la vision que l’humain a du fonctionnement de sa raison, changement implicitement contenu dans les technologies présentes et à venir…


Origine de la connaissance
(Le gai savoir #110)

L’intellect au cours d’énormes intervalles de temps n’a engendré que des erreurs: quelques-unes de ces dernières se révèlèrent utiles et propres à la conservation de l’espèce: quiconque les adoptait ou les héritait était capable de livrer avec plus de chance un combat pour lui-même et sa postérité.

Pareilles erreurs, qui ne cessèrent de se transmettre héréditairement comme autant d’articles de foi jusqu’à devenir le fonds commun de l’espèce humaine, sont par exemple les suivantes : il y a des choses durables, des choses identiques; il existe effectivement des objets, des matières, des corps; une chose est ce qu’elle paraît être; notre vouloir est libre, ce qui est bon pour moi, l’est aussi d’une bonté intrinsèque. C’est seulement fort tard qu’apparurent ceux qui démentirent et mirent en doute pareilles opinions — ce ne fut que fort tard que la vérité se révéla comme la forme le moins contraignante de connaissance. Il semblait qu’on ne pouvait vivre avec elle, et que notre organisme était constitué pour la contredire : toutes ses fonctions supérieures, les perceptions sensibles, et absolument toute espèce de sensation, travaillaient avec ses erreurs fondamentales invétérées depuis les origines.

Bien mieux : ces propositions, même à l’intérieur de la connaissance, étaient devenues les normes d’après lesquelles on établissait le vrai et le non-vrai — jusque dans les régions les plus reculées de la logique pure.
Ainsi : la force des connaissances ne réside pas pas dans leur degré de verité, mais dans leur caractère de condition de vie.
Là où la vie et la connaissance semblaient en contradiction, on n’a jamais livré de lutte sérieuse : la négation et le doute passaient alors pour de la folie. Ces penseurs exceptionnels que furent les Eléates, qui cependant établirent et maintinrent les antinomies des erreurs naturelles, croyaient possible de vivre aussi cette antinomie : ils inventèrent le sage en tant qu’homme de l’immuabilité, de l’impersonnalité, de l’universalité de l’intuition, comme étant l’un et le tout à la fois, doué d’une faculté particulière pour cette connaissance inversée : ils croyaient que leur connaissance était en même temps le principe de la vie.
Mais pour pouvoir affirmer tout cela, il fallait qu’ils se fissent illusion sur leur propre condition : il leur fallait se composer l’impersonnalité et la durée sans changement, méconnaître la nature du sujet connaissant, nier la violence des impulsions dans la connaissance et de façon absolue concevoir la raison en tant qu’activité parfaitement libre, et comme engendrée d’elle-même; il fermaient les yeux sur le fait qu’ils n’en étaient venus à leurs thèses que pour avoir eux aussi contredit le valable, aspiré au repos, à la propriété exclusive, à la domination.

Le développement plus subtil de la probité et du scepticisme rendit finalement impossibles pareils hommes :
leur vie et leur jugement s’étaient révélés dépendants des impulsions et des erreurs fondamentales qui affectent depuis les origines toute existence sensible. Cette probité et ce scepticisme plus subtils se développèrent partout où deux propositions contradictoires paraissaient applicables à la vie, parce que toutes deux étaient compatibles avec les erreurs fondamentales, c’est à dire là où il était possible de discuter du degré d’utilité plus ou moins grand pour la vie; de même là où de nouvelles propositions sans être utiles à la vie, ne lui était pas non plus préjudiciables, en tant qu’expression d’un instinct de jeu intellectuel, et par conséquent témoignaient du caractère à la fois innocent et heureux de tout jeu. Peu à peu le cerveau humain s’emplit de convictions et de jugements de cette sorte, et ce magma en fermentation engendra la lutte et le désir de puissance.
Non seulement le sens de l’utilité et le plaisir, mais toute espèce d’impulsions prirent fait et cause dans la lutte pour la “vérité”; la lutte intellectuelle devint occupation, charme, profession, devoir, dignité — : l’acte de connaître et l’aspiration au vrai s’intégrèrent finalement en tant que besoin parmi les autres besoins. A partir de là non seulement la croyance et la conviction, mais aussi l’examen, la négation, la méfiance, la contradiction constituèrent une puissance, tous les “mauvais” instincts furent subordonnés à la connaissance et mis à son service, et acquirent le prestige du licite, du vénéré, de l’utile et, à la fin, le regard et l’innoncence du Bien. La connaissance devint, donc partie intégrante de la vie même et en tant que vie, puissance sans cesse croissante : jusqu’à ce que les connaissances et ces antiques erreurs fondamentales vinssent à se heurter mutuellement, les unes et les autres en tant que vie, en tant que puissance, au sein du même individu. Le penseur : c’est maintenant l’être dans lequel l’aspiration impulsive à la vérité et ces erreurs conservatrices de la vie livrent leur premier combat, après que l’inspiration à la vérité s’est révélée à son tour comme puissance conservatrice de la vie. Relativement à la gravité de cette lutte tout le reste est indifférent : la question dernière quant à la condition de la vie est posée ici, et la première tentative faite pour répondre à cette question par l’expérience.

Dans quelle mesure la vérité supporte-t-elle l’assimilation ?
– Voilà la question, voilà l’expérience à faire.

Origine de la logique (le gai savoir #111)

D’où la logique est-elle née dans la tête des hommes ? Certainement de l’illogisme dont le domaine a du être immense à l’origine. Mais d’innombrables êtres, qui concluaient autrement que nous ne le faisons maintenant, dépérirent : il se pourrait que ce fût encore plus vrai qu’on ne pense ! Qui par exemple, ne savait discerner assez souvent l’identique, quant à la nourriture ou quant aux animaux dangereux pour lui; qui par conséquent était trop lent à classer, trop circonspect dans le classemement, avait moins de chances de survivre que celui qui tombait immédiatement sur l’identique parmi toutes sortes de réalités semblable.s. Mais la tendance prédominante à considérer le sembable comme l’identique — tendance illogique, car il n’y a rien qui fût en soi identique — cette tendance a créé le fondement même de la logique. Il fallait de même, pour que pût se développer la notion de substance qui est indispensable à la logique, encore que rien de réel ne lui corresponde au sens le plus rigoureux — que durant fort longtemps la mutabilité des choses restât inaperçue et ne fût pas appréhendée; les êtres non doués d’une vue précise avaient une avance sur ceux qui percevaient toutes choses comme prises “dans un flux perpétuel”. Toute extrême circonspection constituent à elles seules un grand danger pour la vie. Nul être vivant ne se serait conservé, si la tendance contraire à affirmer plutôt qu’à suspendre le jugement, à errer et à imaginer plutôt qu’à attendre, à approuver plutôt qu’à nier, à juger plutôt qu’à être équitable — n’avait été stimulée de façon extraordinairement forte.

Le processus des pensées et des conclusions logiques dans notre cerveau actuel répond à un processus et à une lutte d’impulsions qui par elles-même sont toutes fort illogiques et iniques : l’antique mécanisme de la pensée se déroule à présent en nous de façon si rapide et si dissimulée que nous ne nous apercevons jamais que du résultat de la lutte.

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by Raphael Leray | Posted in Extraits de lectures | No Comments » |
July 26th, 2009

Le regard

regard

Ce regard était effrayant. On aurait dit que sans cesse il scrutait en nous le relief d’une existence que nous voulions cesser d’espérer. Je me suis souvent demandé ce qu’aurait été l’écoulement de notre temps si il n’avait pas été là. Il fixait sans rien attendre, nous seuls attendions de pouvoir le soutenir. Certains, beaucoup même, finir par prétendre qu’il ne regardait rien. Ce regard, peut être n’était-il ici que pour nous faire sentir un peu de notre masse, un peu de cette notion de matière qui dramatise notre existence.”

R.L

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